jeudi 8 décembre 2011
Et dans la sueur montreuilloise, surgit Iris de Vericourt.
652 degrés et demi environ, 47 carambolages avec des enfants chapeautés en Spirou de papier ("Madame, c'est où le stand à Titeuf?") ("C'est où qu'on peut avoir des marque-pages?"), 2 tympans percés par les animateurs de centre aéré excédés ("Kevin! tu reposes ce livre, c'est pas gratuit."), pas de doute possible, je suis bien au Salon de Montreuil. Cécile, brillante traductrice de son état dont les joues rougeoient telle une belle écrevisse sous Biafine, me tire la manche "Marianne, j'en peux plus, fait trop chaud, on y va?" Je lui propose de mettre en place un plan machiavélique en annonçant la tenue d'un show-case de Justin Bieber sous la friche en face du salon. Cela déclencherait immédiatement une émeute, permettrait de vider le salon de tous ces petits visiteurs dont les sacs bandoulière estampillés 27è SALON DU LIVRE ET DE LA PRESSE JEUNESSE ballottent sur les mollets, et nous laisserait le champ libre pour ouvrir tous les livres en paix. Moi, le salon, les livres : le rêve. "Madame, madame, c'est où qu'on peut avoir des affiches?" Fin du délire. "Bon, on fait juste un petit détour par la librairie avant de partir?"
C'est alors que dans la sueur montreuilloise, surgit Iris de Vericourt et son Carnaval Animal.
Premier ouvrage de cette talentueuse jeune femme, ce bestiaire pop-up présente (dans le désordre) un renard au pelage soyeux, un ours à la fourrure épaisse, un coq aux plumes ébouriffés, une écrevisse à l'abri dans sa carapace (Cécile?)...
Mais surtout, grâce aux pages en trois parties, on peut composer à l'infini des bêtes monstrueusement drôles. Je glousse devant le coq à la peau rugueuse et la queue en éventail :
Artiste complète, Iris de Vericourt a étudié la gravure à l'école Estienne, la sculpture aux Ateliers de la Ville de Paris et la communication visuelle à l'école des Arts Décoratifs de Strasbourg.
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