lundi 12 décembre 2011

Pictoplasma ou comment danser avec de grands monstres à poils blancs et découvrir Guillaumit.


Ma panoplie spéciale Gaîté Lyrique enfilée (lunettes à grosse monture, pantalon slim et chaussures à bouts pointus) (il faut bien se fondre dans la masse), me voici arrivée à l'expo Pictoplasma. Difficile de résumer en quelques lignes ce festival de monstres en tout genre : il faut juste y aller, se laisser hypnotiser par les créatures dansantes de Nick Cave (l'artiste, pas le musicien... quoique ça pourrait être marrant de voir le Bad Seed se trémousser en costume à poils roses), apporter sa monstrueuse contribution à la recherche du chaînon manquant et scotcher devant l'installation plastique et vidéo de la petite salle, fruit de la collaboration entre Pictoplasma et divers artistes. 

Il ne faut pas oublier de prolonger la visite par un arrêt au Centre de Ressources au premier étage de la Gaîté Lyrique où l'on trouve une sélection bibliographique sur le character design fort bien faite, (téléchargeable ici) et où je suis tombée en extase devant un des livres de Little Aaron : Me and my friends. (Je me demande toujours pourquoi la version française n'existe pas!)



Au premier étage, on trouve aussi les tables à dessiner de Guillaumit.



... et son magique Tout est renversé aux éditions Ankama.


Pour terminer, il ne faut pas oublier que le Festival Pictoplasma envahit le tout Paris avec le character walk. Et puis, pour le plaisir, et pour bien commencer la semaine, faisons tous gigoter nos franges blanches et sautillons dans l'herbe moelleuse.



jeudi 8 décembre 2011

Et dans la sueur montreuilloise, surgit Iris de Vericourt.


652 degrés et demi environ, 47 carambolages avec des enfants chapeautés en Spirou de papier ("Madame, c'est où le stand à Titeuf?") ("C'est où qu'on peut avoir des marque-pages?"), 2 tympans percés par les animateurs de centre aéré excédés ("Kevin! tu reposes ce livre, c'est pas gratuit."), pas de doute possible, je suis bien au Salon de Montreuil. Cécile, brillante traductrice de son état dont les joues rougeoient telle une belle écrevisse sous Biafine, me tire la manche "Marianne, j'en peux plus, fait trop chaud, on y va?" Je lui propose de mettre en place un plan machiavélique en annonçant la tenue d'un show-case de Justin Bieber sous la friche en face du salon. Cela déclencherait immédiatement une émeute, permettrait de vider le salon de tous ces petits visiteurs dont les sacs bandoulière estampillés 27è SALON DU LIVRE ET DE LA PRESSE JEUNESSE ballottent sur les mollets, et nous laisserait le champ libre pour ouvrir tous les livres en paix. Moi, le salon, les livres : le rêve. "Madame, madame, c'est où qu'on peut avoir des affiches?" Fin du délire. "Bon, on fait juste un petit détour par la librairie avant de partir?"

C'est alors que dans la sueur montreuilloise, surgit Iris de Vericourt et son Carnaval Animal.




Premier ouvrage de cette talentueuse jeune femme, ce bestiaire pop-up présente (dans le désordre) un renard au pelage soyeux, un ours à la fourrure épaisse, un coq aux plumes ébouriffés, une écrevisse à l'abri dans sa carapace (Cécile?)...



Mais surtout, grâce aux pages en trois parties, on peut composer à l'infini des bêtes monstrueusement drôles. Je glousse devant le coq à la peau rugueuse et la queue en éventail :




Artiste complète, Iris de Vericourt a étudié la gravure à l'école Estienne, la sculpture aux Ateliers de la Ville de Paris et la communication visuelle à l'école des Arts Décoratifs de Strasbourg.

mercredi 30 novembre 2011

Quentin Duckit, de la couleur avant toute chose

Que ce soit dans ses bandes dessinées...


... dans ses illustrations aux personnages effilés...


... ou dans ses linogravures...


... les couleurs de Quentin Duckit chatoient. Diplômé d'Émile Cohl en 2010, Quentin décide qu'il aime trop les études et rempile en 2011 aux Arts Déco de Strasbourg, section illustration, évidemment. Mais tout en usant ses stylos sur les bancs et les tables des salles de classe, il continue à publier de forts jolies choses, dont voici un petit panel.

Il a participé aux Contes de Noël et de Printemps chez P'tit Glénat,




... illustré un ouvrage de philosophie pour ados aux éditions Le Pommier,


 ... ainsi que Les Carnets d'Ulysse chez Milan.


Il est aussi l'un des auteurs un peu masqués du site ludo-wikiesque Quaroyes! Son book en ligne est consultable par ici!

mercredi 23 novembre 2011

Mathilde Aubier, papiers collés et autres curiosités

La graphiste et illustratrice Mathilde Aubier a plus d'un crayon dans sa trousse. Elle réalise des couvertures de livres pour la jeunesse : comme Ma Mélie chez Syros


... ou encore Tirza chez Actes Sud Junior.



L'été dernier, elle a participé à l'exposition Rockart du festival Rock En Seine en créant une affiche inédite pour le groupe finlandais Le Corps Mince de Françoise.


Mathilde travaille aussi pour la presse (Rue 89, Terra Eco, Maison Magazine...).



Illustratrice, graphiste, directrice artistique, elle se fait aussi parfois décoratrice d'intérieur, comme dans au Xème bar (Paris, 10è)



Son book est à télécharger ici !

mercredi 16 novembre 2011

Mes fournisseurs de mots et d'images (1)

J'aurais voulu ne parler que d'illustration dans ce blog, mais il faut bien que j'évoque aussi mes dealers d'images et de mots, j'ai nommé, les libraires. Car c'est une sorte de TOC chez moi (TOC malheureusement partagé par beaucoup de gens tout à fait fréquentables de la profession) : parfois, alors que je marche tranquillement dans la rue, mon œil se prend pour celui de Jean-Paul Sartre et se met à diverger vers une vitrine derrière laquelle sont exposés... des livres.  Le stimuli est là je suis foutue doux jésus je suis foutue il faut que je rentre que je rentre que je rentre que j'achète des livres j'achète des livres des livres des livres.

Plusieurs techniques ont pourtant été essayées pour remédier à ce TOC : œillères anti-divergence sartrienne de la pupille, porte-feuille entouré de scotch pour empêcher l'extirpation de la carte bancaire, fichage à la Banque de France sur la base du volontariat, itinéraires spéciaux brevetés par les ACLA (Acheteurs Compulsifs de Livres Anonymes), mais en vain.

J'ai donc décidé de rendre publique la liste de mes dernières découvertes de dealers de mots et d'images afin que tous mes amis de la ligue des ACLA en profitent. 

LA LIBRAIRIE GÉNÉRALE DU BLANC-MESNIL
Pour ceux qui n'ont pas peur de s'aventurer au-delà du périphérique, courez dans cette toute jeune librairie tenue par la dynamique Corisande et qui propose une sélection de livres pour tous les âges. Un très bel endroit dans un quartier en pleine mutation (il y a même des plantes qui poussent entre les livres tellement le lieu est plein de vie).

LE PIED DE BICHE, RUE DE CHARONNE
Véritable petit paradis pour les amoureux de BD indépendante et de belles images, Le Pied de Biche propose une sélection de livres de qualité que l'on trouve rarement ailleurs. J'y ai fait quelques délicieuses découvertes comme Branchages de Jochen Gerner (pourtant paru à L'Association en 2009, je suis en retard...), génial petit carnet de dessins téléphoniques automatiques, ou encore Les Lettres d'insultes; mon guide pratique de correspondance institutionnelle et commerciale de John-Harvey Marwanny, ouvrage hilaro-délirant à mettre entre toutes les mains de consommateurs et contribuables mécontents.

dimanche 13 novembre 2011

Les papiers découpés d'Eun Jeong Lee

En juin dernier, je me suis rendue à la présentation des travaux de fin d'année des élèves de l'école Émile Cohl. J'y ai trouvé des choses tout à fait réjouissantes dont le travail d'Eun Jeong Lee. Après avoir passé un diplôme en informatique en Corée du Sud, cette jeune femme arrive en France pour se former au dessin. Ses productions sont influencées par ses origines asiatiques et c'est toute sa recherche autour des papiers découpés qui a vraiment retenu mon attention.


Dans une version tout à fait personnelle du Lièvre et de la Tortue, Eun Jeong propose des illustrations réalisées par une superposition de papiers découpés. Cela produit un résultat très graphique (l'utilisation de papiers de différentes couleurs crée des effets d'aplat) tout en restant assez traditionnel (on pourrait presque y voir un théâtre d'ombre).

lundi 7 novembre 2011

Nobrow, le magazine

En furetant dans la toute nouvelle librairie l'ouvre-boîte de la rue des Petites Écuries, j'ai découvert la formidable revue d'illustrations Nobrow, dont la fabrication et le graphisme sont tout simplement exceptionnels... tout comme l'est la palette des artistes choisis (Blexbolex pour ne citer que lui).


Créée en 2008 à Londres, la maison Nobrow publie des ouvrages graphiques en petit nombre, privilégiant la qualité de la fabrication à la quantité (les tirages sont limités à 3000 ou 5000 exemplaires). Les livres sont aussi bien signés par des vétérans de l'illustration que par de jeunes artistes sortis de l'école; chez Nobrow, ce n'est pas le nom qui prime, mais la beauté de l'image.


Le catalogue propose de nombreux titres : livres d'images, bandes dessinées/romans graphiques, livres pour enfants, etc. La revue est un concentré sans texte de ce foisonnant vivier de dessinateurs, à découvrir sans plus attendre.

Nobrow sur facebook

lundi 31 octobre 2011

Martin Étienne

Architecte de formation, Martin Étienne ne dessine pas que des immeubles!
Il illustre des concerts...
... nous ouvre ses cahiers de vacances...
 ... contemple Paris ...
 ... et accessoirement, nous fait rire.

mercredi 26 octobre 2011

Louise Pianetti-Voarick

Aujourd'hui, gros plan sur le travail de Louise Pianetti-Voarick, diplômée de l'école Émile Cohl en 2010. C'est sa série des catcheuses du monde qui m'a d'abord séduite : les sportives sont présentées en portraits puis dans leur "décor naturel", comme la catcheuse de l'Antarctique.

 
Louise propose aussi dans son book une recherche très colorée et florissante sur les États-Unis, toujours dans un style vintage très personnel.



Elle a publié aux éditions ABC Melody et Le Pommier.

lundi 24 octobre 2011

Guindoule, garuche, hexakosioihexekontahexaphobie et autre viscachère



Quand trois illustrateurs diplômés de l’école Émile Cohl (Ophélie Bernaud, Quentin Duckit et Antoine Marchalot) choisissent au wikihasard un mot à illustrer chaque jour, ça donne...

 

Un blog joyeusement loufoque où l’on apprend, en rires et en images, la signification de mots incongrus.